21.


Cette histoire est donc l’objet de ce projet.


Je précise que lorsque l’avocat ayant en charge l’affaire me fit remettre les clés de l’appartement de Sasha pour prendre possession de ses œuvres, je n’avais jusque là jamais pénétré chez elle. J’y mettais le pied pour la première fois alors qu’elle avait disparu. J’en fus très gêné (et c’est peu dire), mais son legs - qui constituait ses propres volontés – m’imprégna bientôt d’une étrange légitimité qui dépassait le cadre juridique de la situation. Sasha était maintenant en moi. Je ne crois pas aux fantômes, mais de fait son esprit m’habitait.