3.


Elle se mit dès lors à m’appeler de temps à autre et à m’écrire très régulièrement.


Une part de son courrier me parvenait par le Net, une autre par la poste. Toujours dans les mêmes enveloppes jaunes, faites d'un papier élégamment granulé, toujours avec la même écriture ronde - de cette calligraphie américaine bien reconnaissable -, parfaitement dessinée à l'encre bleue.


Lorsqu'elle choisissait la poste, c'est qu'elle avait glissé dans l'enveloppe une carte à double feuillet sur laquelle elle écrivait, à droite, ce qu'elle avait à me dire, et y collait, à gauche, l'une de ses photographies en précisant toujours la date, son titre et le lieu de la prise de vue.


J'en ai reçu un nombre considérable.